Palais De La Paix

L’aigle est de retour sur son nid

Une statue d’un aigle d’une hauteur de plus de 2 mètres a été absente pendant plusieurs années en raison de sa restauration. Dans les années 70 du siècle précédent, la statue avait déjà été restaurée, car elle s’était cassée en deux pendant des travaux de construction. Il y a plus de 10 ans, la statue fut de nouveau gravement endommagée, mais actuellement l’aigle se trouve de retour dans le jardin. Quelle est l’histoire derrière cet animal à l’air si robuste ?

Céramiste et sculpteur, Willem Coenraad Brouwer de Delft était spécialiste en céramique et en petites figures d’animaux. Au début du 20ème siècle, il commença à expérimenter avec de plus grandes statues. Brouwer développa un produit en terre cuite, parfait pour la décoration de bâtiments monumentaux. L’une de ses premières missions lui fut accordée par J.A.G. Van der Steur, l’ architecte néerlandais chargé de la réalisation du Palais de la Paix. Brouwer devait doter la cour intérieure du Palais de la Paix de décorations murales en terre cuite ainsi que de cadres. Mais afin d’être sûr que la terre cuite pouvait supporter toutes circonstances atmosphériques, et avant de lui confier la commande, Van der Steur demanda à Brouwer de produire d’abord à titre d’essai, une plus grande statue : Brouwer sculpta un aigle impressionnant, destiné à couronner plus tard la façade du jardin clos. L’aigle resta à l’extérieur pendant presque toute une année avant que Brouwer obtînt la commande.

Le jardin clos serait désormais orné de figures d’oiseaux telles que des dindes, des pigeons et des paons. Le céramiste fabriqua également une grande plaquette gravée d’un chameau, d’un éléphant, d’un buffle, d’un kangourou et d’une vache, qui devaient représenter les cinq continents du monde, et reflétèrent le caractère international du Palais de la Paix.

L’aigle n’a toutefois pas été utilisé comme élément décoratif dans le jardin clos, mais est resté dans le jardin en tant que statue individuelle. Brouwer a cependant cité l’aigle dans ses mémoires, où il écrivait que l’aigle dans le jardin représentait « un geste de politesse vis-à-vis l’Amérique. » Comme nous le savons toutefois de nos archives, ce ne fut pas la fonction originale de l’oiseau. Néanmoins, l’aigle impressionnant s’est vu actuellement accordé un endroit magnifique par notre service jardinier près du grand étang dans le jardin du Palais de la Paix.